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Depuis leur libération le 6 mai dernier, Michelle Knight, Amanda Berry et Gina DeJesus s'étaient murées dans le silence. Kidnappées respectivement en 2002, 2003 et 2004, les trois jeunes femmes profitaient au calme de leur liberté retrouvée après avoir été battues, violées et séquestrées des années durant. Dans le même temps, leur ravisseur, Ariel Castro, était inculpé de séquestration et de viol. En tout, pas moins de 329 chefs d'accusation ont été retenus contre lui.

Dans une vidéo de trois minutes trente, publiée tôt ce mardi sur YouTube, les ex-otages remercient ceux qui les ont soutenus après leur captivité.  "Je veux que tout le monde sache combien je suis heureuse d'être de retour à la maison", sourit Amanda Berry, 27 ans, coiffée et maquillée, un piercing à l'arcade sourcillière. "Je veux remercier tous ceux qui m'ont aidé.Je deviens plus forte chaque jour. Je vous demande de respecter ma vie privée jusqu'à ce que je puisse retrouver une vie normale." Amanda est aussi la mère de Jocelyn, une petite fille de six ans née en captivité. Des analyses ADN ont confirmé qu'Ariel Castro était bien le père de cet enfant.

Michelle Knight confirme :  "Merci à tous pour votre soutien et vos donations qui m'aident à construire une nouvelle vie". Car, selon la chaîne américaine CNN, le fonds de charité mis en place pour les victimes aurait déjà recueilli plus d'un million de dollars. "Je veux que tout le monde sache que je vais bien", poursuit-elle. "Je suis peut-être allée en enfer et en suis revenue, mais je suis suffisamment forte pour traverser l'enfer avec un sourire sur le visage, la tête haute et les pieds fermement ancrés au sol"

Quant à Gina DeJesus, la troisième rescapée, âgée de 23 ans, elle est plus timides que ses camarades d'infortune. Après avoir remercié les gens pour leur soutien, elle a laissé parler ses proches.

De son côté, Ariel Castro encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable de meurtres aggravés, pour avoir notamment provoqué la fin de la grossesse de l'une de ses captives, notamment en la frappant au ventre.