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Le risque d’échec n’est pas négligeable. "Après mes consultations ces dernières heures, je dois l’avouer franchement : il n’y a toujours pas de garantie que nous parviendrons à un accord", a prévenu le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans sa lettre d’invitation aux chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-huit au sommet européen qui se tiendra à Bruxelles ces jeudi et vendredi. Voilà pour la dramatisation. Il est toutefois vraisemblable qu’un accord sera trouvé entre le Royaume-Uni, les autres Etats membres et les institutions européennes sur les exigences de "réformes de l’Union européenne" du Premier ministre David Cameron. Si pas lors de ce sommet, lors de celui de mars. En échange de quoi, le conservateur fera campagne pour le maintien de son pays dans l’Union lors du référendum qui devrait être organisé en juin dans son pays.

La chance de David Cameron est que pour ses partenaires, la perspective d’un Brexit a des allures de catastrophe, à éviter à tout prix (ou presque). Aussi plusieurs sources diplomatiques soulignent-elles "l’esprit de bonne volonté" qui règne pour trouver un compromis. Un diplomate d’un grand Etat membre confirme : "Les problèmes sont clairement définis et circonscrits. Cameron est pressé d’avoir un résultat" et ses pairs n’ont pas envie de voir s’enliser ce dossier . Un autre diplomate précise : "C’est un miracle qu’on soit arrivé si loin quand on se rappelle ce qu’étaient les positions des uns et des autres il y a quelques mois."

Trois pierres d’achoppement

Cependant trois points, sujets de friction, encombrent encore la voie vers un accord.

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