Le chef du gouvernement italien Enrico Letta a déclaré mercredi à Londres qu'il était "dans l'intérêt" de l'Italie et de l'Europe que le Royaume-Uni reste dans l'UE, ajoutant ne pas craindre le référendum britannique sur le sujet.

"Je suis ici pour dire que c'est dans l'intérêt de l'Italie et je pense dans l'intérêt de l'Europe que le Royaume-Uni reste dans le processus européen", a déclaré Enrico Letta lors d'une conférence de presse commune avec son homologue britannique David Cameron.

"C'est important parce que sans le Royaume-Uni, l'Union européenne se portera moins bien, sera moins innovante, moins favorable au libre-échange, moins favorable au marché unique", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre italien, qui a pris ses fonctions en avril, a également dit qu'il estimait que la campagne de David Cameron pour réformer l'UE pouvait réussir, tant qu'il y avait un accord entre les 28 pays.

"Bien sûr que nous avons besoin de réformes, nous avons besoin d'une réforme de l'ensemble de l'Union européenne", a-t-il dit.

"Nous, les pays qui partageons une monnaie unique, devons avoir une zone euro plus intégrée", a-t-il également déclaré.

"Je pense qu'il est possible que nous ayons très prochainement un avenir commun dans lequel nous pourrons avoir une Europe plus flexible, dans l'intérêt du Royaume-Uni, mais aussi dans l'intérêt de l'Italie et des pays de la zone euro", a-t-il prédit.

Il a ajouté n'avoir "aucune peur" du référendum britannique sur l'appartenance du pays à l'Union européenne que David Cameron a promis d'organiser en 2017, à la condition qu'il soit réélu en 2015.

"Personnellement, le référendum ne m'inspire aucune peur. Ce sera, à coup sûr, quelque chose de positif pour l'Europe et le Royaume-Uni. Je le répète, aucune crainte à ce sujet", a-t-il martelé.

Le Premier ministre britannique David Cameron, a quant à lui estimé que sa campagne pour réformer l'UE était de plus en plus populaire, affirmant avoir reçu "une réponse positive" de la part de l'Allemagne, de l'Italie, de la Suède et des Pays-Bas.

"Nous n'allons pas tous être d'accord sur chacun des changements nécessaires. Mais je pense qu'il y a une prise de conscience grandissante que le changement est nécessaire pour permettre à l'organisation de mieux fonctionner pour tous les pays", a-t-il déclaré.