Des responsables birmans ont assuré vendredi qu'il était "sûr" que la célèbre dissidente Aung San Suu Kyi allait être libérée dans les prochains jours.

"Les autorités vont la libérer, c'est sûr", a indiqué un responsable birman à l'AFP. "Elle sera libéré sans aucun doute comme prévu (...) Nous attendons juste l'horaire pour la libérer", a ajouté un autre responsable.

Sa dernière condamnation à 18 mois de résidence surveillée expire samedi, moins d'une semaine après les premières élections en 20 ans, dénoncées comme une mascarade par l'Occident.

Mercredi, un responsable avait indiqué que les services de sécurité se préparaient à une éventuelle libération à cette date, même s'ils n'avaient encore reçu aucune instruction. "Nous pensons que les autorités vont la libérer mais nous n'avons pas de confirmation. Ils ne peuvent pas prolonger sa détention, selon la loi", a déclaré de son côté son avocat Nyan Win. "Ils doivent la libérer pour le pays".

La lauréate du prix Nobel de la paix, âgée de 65 ans, a passé 15 des 21 dernières années privée de liberté.

Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) avait largement remporté les élections de 1990, mais la junte avait refusé d'honorer les résultats. La LND n'a pas participé aux élections de dimanche. Elle a décidé de les boycotter, ce qui a poussé la junte à la dissoudre.

Le Parti de la solidarité et du développement (UDSP), créé de toutes pièces par la junte pour ces élections et accusé de fraudes par l'opposition, était largement en tête après l'annonce de plus de la moitié des résultats jeudi soir, selon la télévision d'Etat.