Le groupe Etat islamique impose des règles très strictes dans les territoires qu'il contrôle. Nous vous expliquions récemment qu'il était par exemple interdit pour les hommes de se raser sous peine de sanctions. Bien évidemment, les femmes ne sont pas en reste. Elles doivent entre autres porter un voile à double couche, une longue robe noire appelée abaya ainsi que des gants. Si certaines avaient tout d'abord juré de ne pas suivre les règles qui leur étaient imposées, elles se sont finalement soumises par peur des représailles de la police religieuse qui patrouille dans les rues. 

Cette robe noire, dessinée par l'Etat islamique, est donc devenu un symbole parmi d'autres de l'oppression des djihadistes sur les femmes. Alors quand évidemment, elles parviennent à sortir des frontières gardées par Daech, la première chose qu'elles font, c'est se débarrasser de ce vêtement trop longtemps porté contre leur gré. Une scène magnifique qui a été immortalisée par le photographe indépendant Jack Shahine. 

 
 
Sous leurs vêtements noirs, l'on peut ainsi apercevoir des vêtements ultra colorés qui témoignent de leur volonté de trancher littéralement avec leur vie d'avant. "Dès leur arrivée dans les zones contrôlées par les Kurdes, elles jettent au sol leur robe noire pour matérialiser leur sentiment de liberté", explique le photographe au Huffington Post. Un geste rempli d'espoir pour toutes les femmes qui rêvent, elles aussi, d'être libres.