Les autorités libyennes ont annoncé samedi samedi soir avoir décidé de dissoudre toutes les milices et groupes armés qui ne relèvent pas l'autorité de l'Etat, au lendemain de la rébellion des habitants de Benghazi (est) contre les milices. Il a été décidé "la dissolution de toute les brigades et formations armées qui ne sont pas sous la légitimité de l'Etat", a déclaré le président de l'Assemblée nationale libyenne, Mohamed al-Megaryef, qui lisait un communiqué à Benghazi.

Les autorités ont décidé également la mise en place d'un "centre opérationnel" à Benghazi, regroupant l'armée, les forces du ministère de l'Intérieur et les brigades d'ex-rebelles qui dépendent du ministère de la Défense.

Elles ont chargé par ailleurs le chef d'état-major d'asseoir son autorité sur les brigades qui font partie de l'armée, en plaçant des officiers de l'armée régulière au commandement de ces formations d'ex-rebelles qui avaient combattu le régime de Mouammar Kadhafi.

Le nouveau pouvoir n'est pas parvenu à désarmer ces groupes d'ex-rebelles bien que plusieurs d'entre eux aient intégré les ministères de la Défense et de l'Intérieur.

Vendredi, des dizaines de milliers de Libyens avaient manifesté pacifiquement contre les milices, dix jours après l'attaque du consulat américain de Benghazi qui avait coûté la vie à l'ambassadeur et à trois autres Américains.

Par la suite des centaines d'entre eux ont pris d'assaut des quartiers généraux et des bases de ces milices, délogeant certaines d'entre elles, au terme de violences ayant fait 11 morts et des dizaines de blessés.