La Hongrie s'est dite prête mercredi à discuter de toutes les critiques soulevées par la Commission européenne, notamment sur la réforme de la Banque centrale nationale, alors que Bruxelles a menacé de traîner le pays en justice s'il ne modifiait pas ses lois controversées. "La Hongrie reste prête à continuer les consultations sur les questions soulevées par la Commission européenne, à négocier et à chercher des solutions", a annoncé l'Office du Premier ministre dans un communiqué. "La Hongrie est un Etat de droit, le gouvernement est attaché aux valeurs européennes universelles", a-t-il ajouté.

La Commission européenne a demandé instamment mercredi au chef du gouvernement conservateur Viktor Orban de modifier certains points controversés de sa législation et de corriger son déficit public.

Trois lettres de mise en demeure pourraient être envoyées la semaine prochaine au gouvernement hongrois pour le contraindre à modifier ses réformes relatives à la banque centrale, au statut des juges et à l'autorité hongroise de protection des données.