Ce jeudi, deux soutiens de poids de Jean-Luc Mélenchon ont été embêtés par des questions concernant le point n°62 du programme du candidat français : Alexis Corbière, son porte-parole, et Clémentine Autain, conseillère régionale d'Ile-de-France. Dans cet article, le candidat d'extrême gauche explique ainsi qu'il souhaiterait entrer dans "l'alliance bolivarienne pour les Amériques".

Pour rappel, cette alliance a été créée conjointement par Hugo Chavez, l'ancien président vénézuélien, et le Cubain Fidel Castro. Elle est entrée en vigueur en 2004 et est une alternative à la "zone de libre-échange des Amériques".

Cette organisation compte plusieurs membres comme Cuba, le Vénézuéla, la Bolivie, le Nicaragua, l'Equateur et des plus petits pays comme Saint-Christophe-et-Niévès ou Antigua-et-Barbuda. Elle compte également trois pays observateurs : Haïti, la Syrie et l'Iran...

Cette position a étonné beaucoup de monde et notamment Emmanuel Macron (En marche!). Invité d'un "Sommet des start-up" au Palais-Brongniart à Paris, le candidat a ironisé sur la proposition de Jean-Luc Mélenchon et le programme de François Fillon (Les Républicains). "En quelque sorte, votre serviteur est pris entre les feux de la réforme radicale où il faudrait passer le pays à la paille de fer sans proposer de la justice et de l'autre où le pays pourrait se relever dans l'alliance bolivarienne."

Sauf qu'Emmanuel Macron a peut-être oublié le CV de son bras droit. Selon Mediapart, en effet, Ismaël Emelien, un proche conseiller, a travaillé pour Havas et faisait partie de l'équipe qui était chargée de la communication de la campagne présidentielle de Nicolas Maduro en 2013. Ce dernier n'est autre que le successeur d’Hugo Chavez à la tête du pays.

Le jeune homme s'était expliqué dans un article de L'Express en octobre 2016. "Nous pensions que Maduro était un vrai réformiste. Durant la campagne, nous avons compris que c'était faux, le contrat n'a pas été renouvelé."

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