L'armée malienne s'est positionnée dimanche dans la localité de Fakola, près de la Côte d'Ivoire, après le départ de djihadistes présumés qui y ont fait une brève incursion avec beaucoup de dégâts, a-t-on appris de sources concordantes.

"L'armée malienne a pris le contrôle de la ville de Fakola. Les djihadistes sont partis. Il n'y a pas eu de combats. Mais les djihadistes ont commis beaucoup de dégâts avant de partir", a déclaré à l'AFP un élu de la localité, sans donner plus de détails.

"Oui, nous tenons actuellement la ville. Mes hommes sont à la mairie, à la préfecture, partout", a laconiquement déclaré à l'AFP un officier de l'armée malienne, joint à Fakola, une ville à 300 km de la capitale Bamako et à une vingtaine de km de la Côte d'Ivoire.

Un drapeau noir portant l'inscription "Ansardine-Sud" a été retrouvé à la mairie de la ville, a indiqué à l'AFP un habitant.

Selon l'élu local de Fakola, les djihadistes auteurs de l'attaque sont des représentants du groupe jihadiste Ansardine, dans le nord du Mali, dont la tête de son chef, Iyad Ag Ghaly, est mise à prix par les Etats-Unis.

Ansar Dine fait partie des groupes islamistes qui ont contrôlé le nord du Mali en mars-avril 2012, avant d'en être chassés en grande partie à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

"Des bâtiments officiels comme la gendarmerie, la mairie, les caisses d'épargne et de crédit, le bâtiment des eaux et forêts ont été saccagés, détruits ou brûlés" par les assaillants, a fait remarquer une fonctionnaire de Fakola.

Par ailleurs, à Kolondiéba, à 75 km de Fakola, plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche une marche pour demander à l'Etat de renforcer la sécurité des populations, selon des témoins joints au téléphone par l'AFP.

Des hommes armés soupçonnés d'être des djihadistes ont pris le contrôle d'une partie de Fakola, près de la frontière ivoirienne, avaient plus tôt indiqué à l'AFP des sources concordantes.