Depuis la disparition de Nelson Mandela ce jeudi soir, les témoignages et les marques d'affection fleurissent aux quatre coins du monde pour lui rendre un vibrant hommage.

Glorifié en tant que personnage central de la lutte contre l'apartheid, Nelson Mandela a pourtant été longtemps considéré comme un terroriste potentiel par les USA et ce, jusqu'en 2008.

En effet, pendant de longues années, Nelson Mandela et son parti le Congrès National Africain (ANC), ont figuré sur la liste noire des Etats-Unis en raison de leur combat contre l'apartheid. Un statut de terroriste qui leur colleront à la peau, même après la défaite de l'apartheid.

A l'époque, les Etats-Unis considéraient le parti "comme une organisation communiste souhaitant renverser le pouvoir pro-occidental sud-africain" précise Le Point.

Si l'ANC sera, par la suite, retirée de la liste des organisations terroristes, Il en sera tout autre pour ses affiliés. Car si sous l'ère Reagan, ces derniers avaient l'autorisation de se rendre au siège des Nations Unies à New York, il leur était, par contre, strictement interdit de se rendre à Washington ou de voyager sur le territoire américain.

Et ce n'est qu'en 2008, et surtout sous l'impulsion de George W. Bush, que Mandela verra son nom disparaître officiellement des bandes de données américaines.