Jean-Luc Mélenchon est visé par une perquisition à son domicile dans le cadre de deux enquêtes préliminaires. Il clame son indignation sur les réseaux sociaux, en direct.

Le domicile de Jean-Luc Mélenchon faisait l'objet d'une perquisition mardi matin dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, selon plusieurs médias français. Plusieurs proches du leader de la France insoumise (LFI) étaient également perquisitionnés dans ce contexte. L'information a été révélée par l'homme politique sur sa page Facebook.

La première enquête concerne des soupçons d'emplois fictifs d'attachés parlementaires au Parlement européen. Visant d'abord le Front national, cette enquête avait été élargie en juillet 2017 à quatre anciens assistants parlementaires européens de Jean-Luc Mélenchon. La seconde enquête préliminaire, ouverte en mai 2018, porte sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et des soupçons d'irrégularités.

"Nous sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l'Assemblée, mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 07H00 du matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement la France insoumise", a protesté M. Mélenchon dans une vidéo postée sur Facebook.

"Voilà le début du nouveau ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. Je vous demande de ne pas avoir peur, et de protester, parce que ce n'est pas de la justice, ça n'est pas de la police", a-t-il ajouté.

M. Mélenchon a appelé à un rassemblement devant le siège de LFI à Paris à 11H30.

Le siège du parti aussi perquisitionné

Des perquisitions ont eu lieu mardi matin au siège de La France insoumise, du Parti de gauche, chez Jean-Luc Mélenchon et chez d'anciens assistants du député LFI, a fait savoir La France insoumise mardi.

LFI a dénoncé un "coup de force politique, policier et judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise", et une "attaque sur la base d'éléments fantaisistes". Le parquet de Paris a déclenché deux enquêtes, l'une sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, l'autre sur de présumés emplois fictifs au Parlement européen.

Des perquisitions ont eu lieu mardi matin au siège de La France insoumise, du Parti de gauche, chez Jean-Luc Mélenchon et chez d'anciens assistants du député LFI, a fait savoir La France insoumise mardi.

LFI a dénoncé un "coup de force politique, policier et judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise", et une "attaque sur la base d'éléments fantaisistes". Le parquet de Paris a déclenché deux enquêtes, l'une sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, l'autre sur de présumés emplois fictifs au Parlement européen.

Dans un communiqué, LFI souligne que l'enquête sur les emplois fictifs du parlement européen a été ouverte à la suite "d'une dénonciation d'une élue d'extrême droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu'elle n'était pas sérieuse. Elle parlait en effet d'un +pied de nez +".

"Concernant les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n'est pas le cas pour ceux d'Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne", se justifie le mouvement.