Les enquêteurs ont pu visionner les enregistrements qu'ils avaient trouvé sur ses indications. Sur les images, "on le voit au cours de son rendez-vous avec le vendeur de moto s'enquérir de sa qualité de militaire et puis l'abattre de deux balles tout en lui disant: tu tues mes frères, je te tue", a raconté le magistrat, en référence au meurtre d'un premier parachutiste à Toulouse le 11 mars. "On le voit aussi effectivement abattre les militaires à Montauban, dans une scène extrêmement violente, et s'enfuir au volant de son scooter au cri de Allahou Akbar", a ajouté le procureur Molins, évoquant le meurtre de deux autres militaires le 15 mars à Montauban. "Et on le voit enfin commettre sa tuerie sur les lieux de l'école juive de Toulouse lundi matin", a affirmé le magistrat. Cette fusillade au collège-lycée Ozar Hatorah, le 19 mars, a fait quatre morts dont trois enfants.

D'après François Molins, c'est Mohamed Merah qui a "permis aux enquêteurs de découvrir le lieu où se trouvait le sac qu'il avait confié à quelqu'un, sac dans lequel se trouvait une caméra Go Pro dont il s'était effectivement sanglé et qui lui avait permis de filmer l'intégralité des trois tueries dont il s'est rendu coupable. Films qui sont extrêmement explicites, que nous avons eu l'occasion de visionner hier".