Moscou attire ce week-end les journalistes du monde entier pour l’intronisation du maître. Vladimir Poutine va, sans surprise, reprendre les rênes du pouvoir laissés, depuis 4 ans, aux mains de son fidèle Medvedev.

Pour l’occasion la ville a revêtu son manteau blanc. Ou plutôt un léger duvet saupoudrant les rues de la capitale. Il fait -3°, température plutôt raisonnable pour un mois de mars. Les portraits des candidats s’affichent en taille presque grandeur nature tout au long de la route qui mène de l’aéroport au centre-ville. 30 kilomètres sur lesquels se succèdent Prokhorov et Ziouganov. Pas de trace de Poutine. N’a-t-il même pas besoin de ça pour attirer l’électeur aux urnes ce dimanche 4 mars ?

Les embouteillages de fin de journée garantissent de profiter du paysage à un rythme défiant toute concurrence. L’occasion de voir se côtoyer, tout au long de la Kashirskoye Shosse (la route Kashira), les Ford Lotus rutilantes et les Mazda tellement crottées que la plaque d’immatriculation est totalement invisible. L’occasion, aussi, de découvrir les premiers joyeux architecturaux avec notamment, en bord d’autoroute, l’église de la Sainte-trinité de Orekhovo-Borisovo au son des pops russes et anglaises qui tiennent le crachoir de Yumor FM qu’écoutent votre chauffeur de taxi, exclusivement russophone, à tue tête.

L’écriture en cyrillique terminera de garantir le dépaysement qui accompagne l’arrivée en Russie. Si les logos des grandes marques occidentales vous font vous sentir un rien comme à la maison, toute ressemblance avec un monde connu précédemment s’arrête là. Le petit oiseau des supermarchés Auchan ou le célèbre cercle vert des cafés Starbucks vous orientent dans un monde ou McDonald s’écrit désormais MAK Дональд.