Quel est le véritable pouvoir diplomatique des papes?

Voici plus de 150 ans que le Saint-Siège s'investit dans la diplomatie internationales. Et cela, en vue d'idéaux et d'objectifs très bien identifiés.

La conférence ne restera pas dans les annales. Et pour cause. Le lundi 18 août 2014 à la Georgetown University, sur les rives du lac Potomac qui rafraîchit Washington, Jaime Ortega, archevêque de La Havane, vient prononcer un rapide séminaire vers lequel lui-même ne se retournera pas. À son issue, comme dans un film policier, raconte la journaliste Constance Colonna-Cesari, l’éminence disparaît dans un véhicule aux vitres teintées, discrètement stationné aux abords du campus. La voiture file alors vers la Maison-Blanche où le cardinal de 78 ans vient remettre au président Obama une lettre signée par le pape François. Quelques heures plus tôt, le même courrier était remis au président cubain Raul Castro. L’objectif est clair : convaincre les deux dirigeants de poursuivre les négociations de rapprochement entre leurs pays. Mais, au cœur de l’été...

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