Majid Golpour: "Avec Ebrahim Raïssi, l'Iran se recentre sur son noyau dur"

Le futur président de la République islamique est un religieux ultra-conservateur pur et dur. Son élection participe d’un recentrage idéologique majeur, note le sociologue Majid Golpour (ULB). Avec pour enjeux la succession du guide et la continuité du régime. Interview.

Le président sortant Hassan Rohani (à gauche) et le président élu Ebrahim Raïssi, deux religieux de tendances différentes, se sont rencontrés plusieurs fois depuis l’élection du 18 juin.
Le président sortant Hassan Rohani (à gauche) et le président élu Ebrahim Raïssi, deux religieux de tendances différentes, se sont rencontrés plusieurs fois depuis l’élection du 18 juin. ©AP
L’élection à la présidence de l’Iran du juge Ebrahim Raïssi, un religieux ultra-conservateur figurant parmi les serviteurs les plus zélés de la République islamique, confirme une radicalisation du pouvoir iranien. Lundi, devant des représentants de la magistrature réunis à Téhéran, l’ayatollah Ali Khamenei a loué l’action de son favori lors de son mandat à la tête de l’Autorité judiciaire, estimant que M. Raïssi avait "ravivé la confiance...

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