Dans un Liban appauvri, le clientélisme ne connaît pas la crise

Les partis politiques sont en première ligne de l’aide à la population en cette période de crise.

Dans un Liban appauvri, le clientélisme ne connaît pas la crise
©AFP
Philippine de Clermont-Tonnerre, correspondante à Beyrouth
Malgré la crise féroce qui frappe le pays, Hassan et ses amis n’ont pas perdu leur bonne humeur. Installés sur le trottoir d’un boui-boui de Randa el Ramik, des habitants de ce quartier majoritairement chiite de Beyrouth discutent en sirotant un café turc. Accroché sur un poteau en métal encombré de fils électriques, un poster de Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, surplombe la terrasse improvisée. Comme l’ensemble de la population, ces sympathisants de la milice financée par Téhéran ont vu, en un an et demi, leur niveau de vie s’effondrer. Pour autant, ils continuent d’afficher un soutien indéfectible au parti dont ils touchent régulièrement des aides. "Sans le Hezbollah, on serait écrasés", soutient Hassan, un quadragénaire aux bras musclés recouverts de tatouages. Au chômage depuis des mois, ce père de famille...

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