Israël "ne veut pas d'escalade" à la frontière libanaise mais se tient "prêt"

Israël a dit vendredi ne pas vouloir d'"escalade" à la frontière avec le Liban, se disant toutefois "prêt" à y faire face, après des tirs de roquettes depuis le pays voisin, auxquels l'armée israélienne a riposté par des frappes d'artillerie.

Israël "ne veut pas d'escalade" à la frontière libanaise mais se tient "prêt"
©AFP

"Nous ne voulons pas d'une escalade en vue d'une véritable guerre, mais bien sûr nous sommes prêts à cela et nous ne permettons pas à ces actes terroristes de continuer", a déclaré à des journalistes Amnon Shefler, un porte-parole de l'armée israélienne. "Nous ferons ce qui est nécessaire", a-il ajouté.

L'armée avait auparavant indiqué dans un communiqué être "en train de frapper les sources de lancement (des roquettes) au Liban".

Au total, 19 roquettes ont été tirées depuis le Liban vers Israël, a indiqué M. Shefler, sans faire état de victime. Trois projectiles sont tombés au Liban, 16 ont passé la frontière et 10 ont été interceptés par le système de défense aérienne israélien.

Le mouvement chiite libanais Hezbollah, très influent dans le sud du Liban, a revendiqué les tirs de roquettes vers l'Etat hébreu, deux jours après des échanges de tirs similaires.

"Nous pensons que le Hezbollah veut montrer qu'il contrôle le sud du Liban" et qu'il "ne veut pas d'une guerre totale non plus", a affirmé le porte-parole militaire.

Selon M. Shefler, le fait que le mouvement armé a visé des zones non-habitées "est juste un signal" de sa part.

Jeudi, l'aviation israélienne a revendiqué ses premiers raids aériens depuis des années au Liban, affirmant avoir visé des sites de lancement de roquettes après des tirs depuis le sud du Liban vers le nord d'Israël, qui n'ont pas été revendiqués.

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a estimé vendredi que cette escalade était "très dangereuse" et appelé à un cessez-le-feu "immédiat".

En 2006, la dernière grande confrontation entre Israël et le Hezbollah avait fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, en majorité des militaires.

Les échanges de tirs à la frontière libano-israélienne coïncident avec une recrudescence des tensions entre l'Etat hébreu et l'Iran dans la foulée d'une attaque meurtrière contre un pétrolier géré par la société d'un milliardaire israélien, en mer d'Oman.

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