Nucléaire: Téhéran accepte de reprendre les négociations à Vienne en novembre

L'Iran est prêt a reprendre les négociations sur son programme nucléaire à Vienne en novembre, a annoncé le vice-ministre iranien chargé du dossier Ali Baghéri, à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec le négociateur européen Enrique Mora.

Nucléaire: Téhéran accepte de reprendre les négociations à Vienne en novembre
©AFP

"J'ai eu une conversation sérieuse et constructive avec Enrique Mora sur les éléments essentiels d'une négociation réussie. Nous sommes convenus d'entamer les négociations avant la fin du mois de novembre. La date exacte sera annoncée la semaine prochaine", a-t-il déclaré dans un message posté sur son compte twitter.

"Il n'y a rien à annoncer pour l'instant" de notre côté, a-t-on indiqué de source européenne après la rencontre.

L'UE presse les Iraniens de reprendre les négociations engagées à Vienne pour sauver cet accord censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. Elles ont été suspendues depuis l'élection en juin d'un nouveau président iranien.

"Les pourparlers doivent se tenir à Vienne", insistent les Européens.

Les Iraniens avaient demandé à rencontrer Enrique Mora pour "discuter des questions restées en suspens" après leurs entretiens avec le négociateur européen le 14 octobre à Téhéran.

"Ils veulent des clarifications sur le texte qui est sur la table (à Vienne) et des contacts bilatéraux avec certains des pays signataires", avait confié la semaine dernière un responsable européen.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, coordinateur des négociations sur l'accord nucléaire conclu en 2015 avec l'Iran, connu par son acronyme anglais JCPOA, doit consulter les autres signataires et les Etats-Unis, prêts à revenir dans cet accord dénoncé en 2018 par Donald Trump, avant d'arrêter une date pour la reprise des négociations à Vienne.

Les annonces iraniennes ont été jugées pour cette raison "prématurées".

L'accord conclu entre l'Iran d'une part et les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie, la France et l'Allemagne de l'autre, offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l'ONU.

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