Le nombre de victimes causées par les mines antipersonnel reste élevé

Le rapport 2021 de l'Observatoire des mines, rendu public mercredi, fait état d'un nombre exceptionnellement élevé de victimes --plus de 7.000-- causées par les mines antipersonnel, les restes explosifs de guerre et les mines improvisées, pour la sixième année consécutive.

Le nombre de victimes causées par les mines antipersonnel reste élevé
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Belga

L'Observatoire a enregistré 7.073 victimes en 2020; 80% d'entre elles étaient des civils. Et 1.872 victimes étaient des enfants. Ce chiffre élevé est principalement dû à l'augmentation des conflits armés et à l'utilisation des mines improvisées depuis 2015.

Ce chiffre représente une augmentation de 21% par rapport aux 5.853 victimes enregistrées en 2019 et est plus de deux fois supérieur aux 3.456 victimes enregistrées en 2013. En outre, selon l'Observatoire, le nombre réel de victimes est probablement beaucoup plus élevé.

Sur ce total de 7.073, les mines improvisées sont responsables d'environ un tiers (2.119, 30 %) des victimes. Les restes explosifs de guerre ont quant à eux causé 1.760 victimes.

En 2020, la Syrie, qui n'est pas membre du Traité d'interdiction des mines, a enregistré le plus grand nombre de victimes (2.729), suivie de l'Afghanistan (1.474), du Mali (368), du Yémen (350), du Myanmar (280), de l'Ukraine (277), du Nigéria (226), de la Colombie (167), de l'Irak (161) et du Burkina Faso (111). Des victimes de mines ont été enregistrées dans un total de 50 États et trois territoires.

Les États parties au Traité d'Ottawa ont déclaré avoir déminé près de 146 km² de terrain, avec plus de 135.000 mines terrestres détruites. Cela représente une diminution de 6% par rapport aux 156 km² déminés en 2019 mais une augmentation de 10% par rapport aux 122.270 mines détruites en 2019.