Iran: exécution prévue fin mai de l'ex-professeur de la VUB Ahmadreza Djalali

Une agence de presse iranienne a affirmé mercredi que l'universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort en 2020, sera exécuté au plus tard le 21 mai.

AFP
Iran: exécution prévue fin mai de l'ex-professeur de la VUB Ahmadreza Djalali
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"La condamnation à mort d'Ahmadreza Djalali sera exécutée au plus tard d'ici la fin du mois (iranien) d'Ordibehecht", soit le 21 mai, a indiqué l'agence de presse Isna, citant des sources non identifiées.

M. Djalali, chercheur en médecine d'urgence et professeur invité à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), a été arrêté lors d'une visite en Iran en 2016.

Accusé d'avoir transmis au Mossad --les services de renseignement israélien-- des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien, ce qui aurait permis leur assassinat entre 2010 et 2012, M. Djalali avait été jugé et condamné à mort en 2017.

M. Djalali assure pour sa part avoir été condamné en raison de son refus d'espionner pour le compte de l'Iran lorsqu'il travaillait en Europe.

En février 2018, pendant sa détention, la Suède lui avait accordé la nationalité suédoise, quelques mois après la confirmation par la Cour suprême iranienne de sa condamnation à la peine capitale.

L'annonce de son exécution prochaine intervient au dernier jour du procès de Hamid Noury, un ancien responsable pénitentiaire iranien, jugé à Stockholm depuis août 2021.

Ce dernier est accusé notamment de "crimes contre l'humanité", et de crimes de guerre, pour l'exécution d'un grand nombre de prisonniers en Iran dans les années 1980.

Selon l'acte d'accusation en Suède, M. Noury, arrêté en novembre 2019, était à l'époque l'assistant du procureur adjoint de la prison de Gohardasht, près de Téhéran, et avait prononcé des condamnations à mort.

Ses avocats affirment qu'il n'était pas présent lors des exécutions.

Lundi, l'Iran a convoqué l'ambassadeur de Suède à Téhéran après que le parquet suédois a requis la perpétuité contre M. Noury.

En mars 2021, les experts de l'ONU en droits humains avaient appelé Téhéran à libérer M. Djalali, dénonçant le "traitement cruel et inhumain" infligé à l'universitaire.

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