Nouvelles règles contraignantes concernant le pélérinage à La Mecque: "Totalement inattendu"

A moins d'un mois de ce voyage important pour les musulmans, les incertitudes sont nombreuses pour les futurs pèlerins.

M.Ch
Nouvelles règles contraignantes concernant le pélérinage à La Mecque: "Totalement inattendu"
©PHOTONEWS

Du 7 au 12 juillet, des musulmans du monde entier se dirigeront vers le lieu saint de l'islam, à La Mecque, en Arabie Saoudite. Ils y accompliront le 'Hajj', pèlerinage bloqué depuis deux ans à cause de la pandémie de coronavirus.

Mais pour de nombreux musulmans, le voyage ne sera pas possible cette année. Les autorités saoudiennes ont en effet décidé de limiter le nombre de pèlerins cet été. Un système d'inscription et de tirage au sort a été mis en place, laissant des milliers de musulmans dans le doute.

"C'est complètement inattendu. Je me suis rapidement inscrit sur la plateforme, même si les prix sont plus élevés que si l'on passait par une agence de voyage. De plus, les vols ne sont même pas inclus. Avec ces prix, mon fils ne peut déjà pas venir", explique Ali à nos confrères du Morgen.

Lui qui attendait ce voyage avec impatience après des années à avoir économisé, rien n'est désormais sûr concernant la faisabilité de son pèlerinage. La semaine dernière, le gouvernement saoudien annonçait que les pèlerins d'Europe, d'Amérique et d'Australie ne pourraient réserver leur voyage que sur une plateforme gérée par les autorités saoudiennes.

Ils n'étaient pas moins de 2,5 millions en 2019, ils ne seront pas plus d'un million cet été. En plus de cela, le gouvernement saoudien a imposé d'autres conditions. Les voyageurs doivent également avoir moins de 65 ans et être entièrement vaccinés contre le coronavirus.

Pour ce qui est de la Belgique, il y a environ 1.400 places pour les musulmans belges, soit environ la moitié du nombre normal. Un tirage au sort devra déterminer qui fait partie des heureux élus. "Je suis constamment en train de rafraîchir ma boîte aux lettres et d'appeler mes amis et ma famille. Nous devions y aller avec tout un groupe, mais il est loin d'être certain que nous pourrons tous y aller et que nous serons dans le même groupe là-bas. Nous avons tellement de questions", déclare Ali au Morgen.