Netanyahou se rapproche du pouvoir avec l’extrême droite

Le retour de l’ancien Premier ministre se confirme. Et, avec lui, le renforcement de l’extrême droite.

Benjamin Netanyahou, ancien Premier ministre jugé pour corruption, proche d'un retour au pouvoir en Israël
Benjamin Netanyahou, ancien Premier ministre jugé pour corruption, proche d'un retour au pouvoir en Israël ©ap

"Netanyahou cherche une victoire décisive, Lapid espère l'égalité, Ben Gvir fête la victoire", a titré le Yediot Aharonot, journal israélien le plus vendu, au lendemain de la quatrième élection législative en moins de deux ans.

Et pour cause. Avec 87 % des bulletins dépouillés, le Likoud (droite) de Benjamin Netanyahou, ancien Premier ministre jugé pour corruption, obtiendrait 32 sièges, devant la formation centriste Yesh Atid ("Il y a un futur") du Premier ministre sortant Yaïr Lapid qui récolterait 24 sièges, sur les 120 du Parlement. Le parti de centre droit de l’ex-chef de l’armée Benny Gantz remporterait 12 sièges.

L’équilibre des forces dont dépendra la future composition du gouvernement peut être modifié à la marge par le reste du dépouillement - un parti arabe israélien et la formation de gauche Meretz flirtent avec le seuil d’éligibilité.

Tendance nette

Néanmoins, une tendance s’affirme clairement : les alliés d’extrême droite de M. Netanyahou, Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, sont, eux, arrivés en troisième position avec 14 sièges, soit le double des sièges dont ils disposaient jusqu’alors. Grâce à ses soutiens hétéroclites, M. Netanyahou pourrait se reposer sur jusqu’à 65 élus à la Knesset.

Une évolution d’autant plus marquante que le contexte sécuritaire semble très précaire. Le scrutin s’est déroulé sur fond d’un regain de violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël. Mercredi, l’armée israélienne a tué un Palestinien ayant grièvement blessé un soldat dans une attaque à la voiture-bélier à un checkpoint.