Joe Biden s'est exprimé mercredi après une conférence de presse sur la stratégie de vaccination. Le président américain Joe Biden a indiqué mercredi s'être entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, peu après l'annonce de l'envoi d'un émissaire en Israël et dans les Territoires palestiniens suite à l'embrasement des derniers jours. "J'ai eu un échange avec Bibi Netanyahu", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. "Mon espoir est que la situation soit résolue aussi rapidement que possible, mais Israël a le droit de se défendre quand des milliers de roquettes sont tirées vers son territoire", a-t-il ajouté.

"Je m'attends et j'espère que cela prendra fin le plus tôt possible, mais Israël a le droit de se défendre si des milliers de missiles sont tirés sur son territoire", a déclaré Biden après que des journalistes se soient interrogés sur la situation en Israël.

"Mes équipes de sécurité et de défense nationales sont en dialogue constant avec leurs homologues du Moyen-Orient, pas seulement les Israéliens mais tout le monde, des Égyptiens aux Saoudiens en passant par ceux des Émirats", a déclaré le président. "J'espère que nous verrons bientôt une fin, le plus tôt sera le mieux."

Le gouvernement de Biden avait précédemment exprimé sa profonde préoccupation face à l'escalade de la violence et les deux parties ont appelé de toute urgence à une désescalade.

Le ministre des Affaires étrangères Antony Blinken a annoncé plus tôt dans la journée qu'il enverrait un envoyé en Israël et dans les territoires palestiniens pour rencontrer des représentants des deux parties. Le haut diplomate Hady Amr fera également pression pour une désescalade au nom du président Biden.

Blinken a également fermement condamné les attaques à la roquette de "l'organisation terroriste Hamas" depuis la bande de Gaza. "Israël a le droit de se défendre et les Palestiniens ont le droit de vivre en sécurité. L'important maintenant est que la violence cesse", a déclaré le ministre. Il a également réaffirmé l'objectif des États-Unis de parvenir à une solution à deux États. "Cette violence nous éloigne encore plus de cet objectif."

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mercredi une réunion d'urgence sur le conflit, échouant de nouveau à s'entendre sur une déclaration en raison d'une opposition persistante des Etats-Unis à l'adoption de tout texte, selon des diplomates.