Les autorités libyennes n'ont pas précisé le programme de cette visite qui intervient au moment où le pays connaît une certaine embellie politique après des années d'instabilité depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, un chaos marqué par l'existence ces dernières années de pouvoirs rivaux.

Ce pays de quelque sept millions d'habitants vient de se doter, au terme d'un processus chapeauté par l'Onu, d'un gouvernement unifié chargé de mener la transition jusqu'à des élections nationales fin décembre.

Les chefs de la diplomatie française, allemande et italienne, se sont rendus à Tripoli le 25 mars dans un geste européen d'unité et de soutien face à ces récents progrès politiques.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, est pour sa part attendu mardi à Tripoli pour rouvrir l'ambassade de Grèce. Sa visite coïncide avec celle du nouveau chef du gouvernement italien, Mario Draghi, un déplacement qui sera le premier de dirigeants européens depuis la formation du nouveau gouvernement de transition appuyé par la communauté internationale.

Au-delà des avancées politiques, la Libye demeure une route majeure pour des dizaines de milliers de migrants, principalement subsahariens, qui tentent de gagner les côtes italiennes par la mer.