Les djihadistes, qui ont multiplié les attaques ces deux derniers mois, ont tendu une embuscade aux combattants qui menaient des opérations de ratissage dans une région désertique près de la ville d'Al-Mayadine, dans la province de Deir Ezzor, selon l'OSDH.

L'attaque a été suivie d'affrontements. Dans les rangs du régime, au moins sept soldats ont péri ainsi que 19 miliciens alliés, en majorité des Syriens, selon l'ONG. Onze djihadistes ont péri.

Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la perte des régions sous son contrôle, l'EI continue de lancer des attaques meurtrières notamment dans une région désertique s'étendant des provinces centrales de Homs et Hama, jusqu'à celle de Deir Ezzor, dans l'extrême est du pays.

Cette zone désertique (Al-Badiya en arabe) a été le théâtre de combats réguliers entre les djihadistes, qui ont renoué avec la clandestinité, et les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe.

Fin décembre, au moins 37 soldats du régime ont été tués dans une attaque revendiquée par l'EI, selon l'OSDH. Il s'agissait d'un des assauts les plus meurtriers depuis la déroute de l'EI.

Dans un rapport publié en février, l'ONU a mis en garde contre une résurgence de l'EI en Syrie et en Irak voisin.

Le groupe "maintient une présence largement clandestine" dans ces deux pays et "mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière" syro-irakienne avec désormais un "accès à des territoires qu'il tenait naguère", a averti l'ONU.

Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'EI a enchaîné les défaites dans les deux pays avant de s'écrouler en mars 2019 en Syrie. Sa défaite en Irak a été annoncée fin 2017 par les autorités.

Le conflit syrien, déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, s'est complexifié au fil des ans avec l'implication d'une multitude de factions armées et de puissances étrangères et la montée en puissance des djihadistes.

La guerre a fait plus de 387.000 morts.