En juin 2017, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte avaient rompu leurs liens avec Doha, l’accusant de soutenir des groupes islamistes extrémistes, d’être trop proche du rival iranien et de semer le trouble dans la région via ses médias. Le Qatar a toujours démenti ces accusations.

Mais Riyad et les autres pays arabes boycottant Doha ont finalement scellé la réconciliation avec l’émirat gazier au début du mois, lors d’un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

"Les relations diplomatiques seront complètement rétablies et nous espérons pouvoir être en mesure d’ouvrir les ambassades dans les prochains jours", a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane.

Le délai n’est "lié qu’aux mesures logistiques nécessaires" pour les réouvertures, a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse à Riyad, retransmise par la chaîne de télévision d’État Al-Ekhbariya.

Frontières rouvertes

Cette annonce intervient après la réouverture des frontières et la reprise des vols cette semaine entre les deux pays.

La semaine dernière, les Émirats arabes unis avaient annoncé que les échanges commerciaux entre le Qatar et les quatre pays qui le boycottaient devaient reprendre "d’ici une semaine".

Les États-Unis se sont activés ces dernières semaines pour réconcilier les pays du Golfe, dans le cadre de la stratégie du président américain sortant Donald Trump d’isoler l’Iran et d’accentuer sa campagne de "pression maximale" sur la République islamique.