"Nous étudions la question du moment opportun pour un cessez-le-feu" mais "nous nous préparons pour plusieurs jours" d'opération supplémentaire, a indiqué ce responsable, ajoutant qu'Israël vérifiait si son offensive avait "atteint ses objectifs".

En lançant son offensive aérienne sur la bande de Gaza le 10 mai dernier, Israël ne s'est pas contenté de répondre au barrage de roquettes tirées sur ses villes, mais a surtout voulu "saisir l'opportunité de réduire les capacités militaires du Hamas", a-t-il ajouté.

"La question est désormais de savoir si le Hamas comprend le message", a encore dit ce haut responsable de l'armée israélienne.

Les forces israéliennes affirment avoir visé, outre des sites de lancement de roquettes, plusieurs quartiers généraux du Hamas, les maisons de ses dirigeants, des équipements ainsi que des souterrains utilisés pour le mouvement de munitions et d'activistes.

Israël dit avoir mené depuis le 10 mai plus de 820 frappes, des raids aériens essentiellement, sur l'enclave palestinienne densément peuplée, où au moins 219 personnes ont été tuées selon le ministère de la Santé local.

En Israël, les tirs de roquettes de Gaza ont fait 12 morts selon la police israélienne.

"Il n'y a que deux possibilités"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi ne pas exclure de devoir "venir à bout" des islamistes du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, si l'option de la "dissuasion" échouait, après plus d'une semaine d'échanges de tirs meurtriers. 

"Il n'y a que deux possibilités de les affronter, soit vous en venez à bout --et c'est toujours une possibilité-- soit vous les dissuadez et nous sommes actuellement engagés dans une dissuasion ferme", a déclaré le Premier ministre à des ambassadeurs à Tel-Aviv. "Je dois dire que nous n'écartons aucune possibilité", a-t-il ajouté.