"Cessez immédiatement les tirs. Cette escalade se dirige vers une guerre à grande échelle. Les chefs de tous les camps doivent s'engager vers une désescalade. Une guerre à Gaza serait dévastatrice et ce sont les gens ordinaires qui en paieraient le prix", a tweeté M. Wennesland.

Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra mercredi une nouvelle réunion en urgence, la deuxième en trois jours sur le conflit.

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a prévenu mardi soir que les frappes israéliennes sur la bande de Gaza n'étaient "que le début" d'une campagne de l'armée israélienne qui a encore "beaucoup de cibles dans le viseur" afin d'affaiblir le mouvement islamiste armé Hamas, qui contrôle ce territoire palestinien et qui a lancé depuis lundi des centaines de roquettes sur Israël.

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"Aucun pays souverain n'accepterait qu'on tire sur sa population, nous non plus nous ne l'acceptons pas", a-t-il affirmé, après la mort mardi de trois personnes en Israël dans des frappes de roquettes tirées depuis Gaza.

La branche armée du Hamas a affirmé avoir lancé 130 roquettes en direction de la métropole de Tel-Aviv en représailles à la destruction, plus tôt dans la soirée, par l'aviation israélienne d'un édifice d'une douzaine d'étages à Gaza, dans lequel des cadres du mouvement avaient leurs bureaux.

La flambée de violences entre le Hamas et Israël fait suite à plusieurs jours de heurts à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël, selon le droit international. Ces affrontements ont fait des centaines de blessés en plusieurs jours.