Son procès s'est ouvert en mai 2020 et il avait alors juste confirmé avoir compris les charges contre lui.

Sa présence n'avait pas été requise pour les audiences suivantes mais il devait se présenter devant les juges le 13 janvier pour donner sa réponse formelle aux accusations qu'il qualifie de "ridicules".

Vendredi, le tribunal de district de Jérusalem a indiqué qu'"au vu du large nombre de participants à l'audience et du confinement, l'audience prévue le 13 janvier 2021 est annulée". Elle aura lieu le 8 février, a-t-il annoncé lundi.

Israël a imposé en décembre un troisième confinement, renforcé le 7 janvier après une augmentation des cas d'infections au Covid-19.

L'administration judiciaire a indiqué que les audiences devraient être reportées dans la mesure du possible jusqu'à la fin du confinement, prévue le 21 janvier.

Benjamin Netanyahu, 71 ans dont 14 au pouvoir, est accusé d'avoir reçu pour 700.000 shekels (180.000 euros) de cigares, champagne et bijoux de la part de personnalités richissimes en échange de faveurs financières ou personnelles.

Selon les enquêteurs, M. Netanyahu a aussi tenté de s'assurer une couverture favorable par le plus grand quotidien payant d'Israël, le Yediot Aharonot.

La justice le soupçonne enfin d'avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société israélienne de télécommunications Bezeq en échange d'une couverture favorable d'un des médias du groupe, l'influent site Walla.

L'accusation a rassemblé plus de 300 témoins pour appuyer ses allégations.

En Israël, le Premier ministre ne dispose d'aucune immunité judiciaire mais n'a pas à démissionner ou à se retirer le temps du procès.