Plus de 175 Palestiniens et six policiers israéliens ont été blessés vendredi, la plupart sur l'esplanade des Mosquées, dans les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est occupé.

L'Iran "condamne l'attaque contre la mosquée Al-Aqsa (...) par le régime militaire qui occupe" Jérusalem, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Ce crime de guerre prouve une fois de plus au monde la nature criminelle du régime sioniste illégitime", a-t-il ajouté.

L'Iran "appelle les Nations unies et les autres institutions qui lui sont liées à agir (...) pour faire face à ce crime de guerre".

Des heurts ont éclaté vendredi entre Palestiniens, qui ont lancé des projectiles, et la police israélienne ayant fait usage de grenades assourdissantes et tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc, selon un photographe de l'AFP.

Des accrochages ont également eu lieu dans le quartier voisin de Cheikh Jarrah, où des manifestations quotidiennes contre la possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens ont dégénéré ces derniers jours en heurts avec la police.

Les Nations unies ont appelé vendredi Israël à mettre fin à toute expulsion forcée de Palestiniens à Jérusalem-Est, avertissant que ses actions pourraient constituer des "crimes de guerre".

Le guide suprême de la République islamique d'Iran Ali Khamenei a affirmé vendredi qu'Israël était "une base terroriste" à combattre, à l'occasion de la "Journée de Jérusalem", célébrée chaque année par l'Iran en solidarité avec les Palestiniens.