"Je me rendrai en Irak pour un pèlerinage", a déclaré le pape après sa traditionnelle audience du mercredi, en soulignant qu'il souhaitait "rencontrer un peuple qui a tant souffert, rencontrer cette Eglise martyre".

"Je vous demande d'accompagner par la prière ce voyage (...). Le peuple irakien nous attend, il attendait Jean Paul II auquel il a été interdit d'y aller. On ne peut pas décevoir un peuple une seconde fois", a ajouté le pape argentin.

François entend ainsi honorer la promesse du Polonais Jean-Paul II qui renonça en 1999 à se rendre en Irak après des négociations infructueuses avec l'ancien président Saddam Hussein.

Le pape François a tenu ces propos quelques heures à peine après des tirs de roquettes en Irak ayant fait un mort.

Au moins dix roquettes se sont abattues tôt mercredi sur une base abritant des soldats américains dans l'ouest de l'Irak, tuant un sous-traitant civil.

Mardi, le directeur du service de presse du Vatican a précisé que le pape François se déplacerait probablement en voiture blindée lors de son déplacement en Irak.

"La sécurité est toujours du ressort du pays qui reçoit", a cependant souligné Matteo Bruni.

"Le pape ne rencontrera pas des foules. Nous sommes dans un ordre de grandeur de quelques centaines de personnes, à Bagdad, Ur, Mossoul, un peu plus à Qaraqosh", a-t-il ajouté.

"Le pape a dit que ça compte aussi que les gens puissent le voir à la télévision et sachent qu'il est là dans leur pays", a assuré M. Bruni.