"Le retrait a commencé. Il s'agira d'un processus ordonné, coordonné et délibéré. La sécurité de nos troupes sera une priorité absolue à chaque étape du processus, et nous prenons toutes les mesures nécessaires pour mettre notre personnel à l'abri", a-t-il souligné.

Ce responsable qu a requis l'anonymat n'a toutefois pas précisé le nombre de soldats ni les échéances pour chacun des pays engagés.

"Toute attaque des talibans au cours du retrait fera l'objet d'une réponse énergique", a-t-il assuré. "Nous prévoyons que notre retrait sera achevé d'ici quelques mois".

Les Alliés ont décidé à la mi-avril de commencer le retrait de leurs contingents d'ici le 1er mai.

Le président américain Joe Biden a estimé que l'objectif de la mission avait été "rempli" et a prévu la fin du retrait des troupes américaines pour le 11 septembre, date symbole, car les Américains et l'Otan sont intervenus contre Al-Qaïda en Afghanistan après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Joe Biden a repoussé de cinq mois la date butoir du 1er mai prévue pour ce retrait total dans l'accord historique conclu en février 2020 par son prédécesseur Donald Trump avec les talibans.

Les pays les plus engagés en Afghanistan sont les Etats-Unis (2.500 militaires), l'Allemagne (1.300), l'Italie (895), le Royaume-Uni (750)et la Turquie (600).

Ces cinq pays ont déployé 6.000 des 9.592 militaires engagés par 36 pays membres de l'Otan --et partenaires, comme l'Ukraine (10 militaires)--, dans l'opération Resolute Support. Les Américains sont basés à Kandahar (sud) et Laghman (est), les Allemands à Mazar-e-Sharif (nord), les Italiens à Herat (sud-ouest) et les Turcs à Kaboul.

Les Allemands ont annoncé leur intention de terminer le retrait de leur contingent pour le 4 juillet.

La ministre belge de la Défense Ludivine Dedonder a annoncé mercredi que le retrait des 72 militaires belges basés à Mazar-e-Sharif "sera achevé pour l'été et ce, en concertation avec notre partenaire allemand".

La mission "Resolute support" était une mission de formation des forces afghanes afin de leur permettre d'assurer la sécurité du pays après le départ des forces étrangères.

Les talibans multiplient les attaques meurtrières contre des policiers et des militaires afghans depuis l'annonce de la fin de la mission de l'Otan.

De nombreux analystes considèrent que le retrait des forces de l'Alliance pourrait plonger l'Afghanistan dans une nouvelle guerre civile ou permettre le retour au pouvoir des talibans, qui en avaient été chassés fin 2001.

© AFP