M. Rohani a été le promoteur de cet accord torpillé par l'ex-président américain Donald Trump en 2018, mais la décision finale sur les discussions en cours à Vienne pour tenter de le remettre sur les rails revient au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

"Aujourd'hui, nous constatons que nos problèmes principaux avec les Américains dans ces négociations ont été résolus et qu'il ne reste plus que quelques questions mineures, sur lesquelles nous allons négocier et obtenir des résultats", a déclaré M. Rohani, lors d'un discours télévisé en Conseil des ministres.

"S'il y a la volonté que cela soit fait sous ce gouvernement, alors ce gouvernement a (pour ainsi dire) fini son travail", a ajouté M. Rohani, dont l'exécutif doit céder la place dans le courant du mois d'août au gouvernement qui sera constitué par le vainqueur de la présidentielle des 18 et 25 juin, à laquelle il ne peut se représenter.

Validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, l'accord sur le nucléaire iranien a été conclu entre la République islamique et le groupe dit P5+1 (les cinq membres permanents -- Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie -- plus l'Allemagne) à Vienne en 2015.

Il offre à Téhéran un allègement des sanctions internationales le visant en échange de garanties prouvant que l'Iran ne cherche pas à acquérir l'arme atomique.

Mais il est moribond depuis que les Etats-Unis s'en sont retirés unilatéralement en 2018, pendant la présidence Trump, avant de rétablir les sanctions américaines que le pacte avait permis de lever.

En riposte, Téhéran a fait sauter depuis 2019 la plupart des garde-fous à son programme nucléaire qu'elle avait acceptés à Vienne.