"Nous trouvons cette position réaliste et prometteuse. Et cette position pourrait être le début de la correction du mauvais processus qui avait mis la diplomatie dans l'impasse. Nous saluons ces déclarations", a déclaré Ali Rabii, porte-parole du gouvernement, lors d'une conférence de presse à Téhéran.

M. Rabii répondait à une question sur des propos tenus vendredi par Rob Malley, émissaire du président américain Joe Biden pour l'Iran, lors d'un entretien à la chaîne de télévision PBS.

"Les Etats-Unis savent que, pour revenir au respect (de l'accord de Vienne), ils vont devoir lever ces sanctions qui sont en contradiction avec l'accord (...) sur le nucléaire" iranien, avait déclaré M. Malley.

L'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015 menace de voler en éclats depuis que l'ex-président américain Donald Trump l'a dénoncé unilatéralement en 2018 rétablissant du même coup les sanctions américaines contre l'Iran que ce pacte avait permis de lever.

En riposte, l'Iran s'est affranchi progressivement depuis 2019 de la plupart de ses engagements-clés pris à Vienne.

L'Union européenne et les Etats encore parties à l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 dans la capitale autrichienne (l'Iran et le Groupe dit P4+1 : Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) se réunissent à Vienne pour préparer la réintégration des Etats-Unis.

Selon le département d'Etat, M. Malley sera aussi à Vienne, non pour des discussions directes avec l'Iran, que Téhéran refuse, mais pour discuter avec le P4+1 et l'UE, qui entend jouer son rôle de médiateur sur cette question.

Lundi, le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, a déclaré que Washington était prêt à examiner une levée des sanctions envers l'Iran, mais seulement celles liées à la question nucléaire.

"Nous ne ferons certainement pas de gestes unilatéraux ou de concessions pour convaincre l'Iran", a dit M. Price à la presse.

"La formulation initiale est celle qui est encore en vigueur aujourd'hui - la levée limitée des sanctions nucléaires en échange de limitations permanentes et vérifiables du programme nucléaire iranien", a-t-il rappelé.