Dans la ville de Rishon Letzion, située dans la banlieue de la ville côtière de Tel-Aviv, une femme dont l'identité n'a pas été dévoilée a été tuée dans des tirs de roquettes, a indiqué la police israélienne. Les derniers tirs de roquettes vers Tel-Aviv remontaient à 2019 et ils n'avaient pas été aussi intenses. La branche armée du Hamas a affirmé avoir lancé 130 roquettes en direction de cette ville en représailles à la destruction par l'aviation israélienne d'un édifice d'une douzaine d'étages de la bande de Gaza, dans lequel des cadres du mouvement avaient leurs bureaux.

Dans la foulée, les sirènes d'alarmes s'étaient mises à retentir à Tel-Aviv et dans les villes avoisinantes, selon l'armée israélienne et des journalistes de l'AFP.

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Les services de secours ont fait état de nombreux blessés dans la région de Tel-Aviv. Un porte-parole de la police israélienne a indiqué à l'AFP qu'un bus avait été atteint par une roquette dans la ville voisine de Holon mais qu'il était vide.

Trois personnes dont une fillette de cinq ans ont été blessées dans cette ville, ont rapporté des secouristes israéliens. Deux femmes ont péri plus tôt dans la journée à Ashkelon, en lisière de la bande de Gaza, dans des frappes de groupes armés palestiniens, à commencer par le Hamas et le Jihad islamique. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait prévenu qu'Israël allait "intensifier" ses attaques contre le Hamas après la mort de ces deux femmes à Ashkelon. D'après le dernier bilan du ministère de la Santé à Gaza, les frappes aériennes israéliennes sur l'enclave, menées en riposte aux premiers tirs de roquettes lundi, ont fait au moins 28 morts, dont dix enfants. Des commandants du Hamas et du Jihad islamique ont notamment péri dans ces frappes, selon ces mouvements.

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Cette flambée de violences a été déclenchée à la suite de heurts à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël, selon le droit international.