L'explosion d'un engin explosif jeudi au passage du bus a fait quatre morts et quatre blessés, sur la route principale d'un quartier de l'ouest de la capitale afghane, selon un porte-parole de la police contacté par l'AFP.

Cette attaque n'a pas été immédiatement revendiquée.

Les deux précédents attentats mardi soir, également dans l'ouest de Kaboul où réside essentiellement la minorité chiite hazara, avaient fait, au total, au moins dix morts et une douzaine de blessés.

Dans un communiqué transmis par le site spécialisé Site Intelligence, l'organisation Etat islamique a revendiqué mercredi ces attaques contre ce qu'elle considère comme des "hérétiques".

Au moment où les forces américaines accélèrent leur retrait d'Afghanistan, le rythme des attentats contre des civils a très nettement baissé à Kaboul.

En mai, deux attentats meurtriers avaient pourtant frappé la capitale: le dernier le 14 mai, contre une mosquée soufie, avait fait au moins 12 morts dont l'imam. Il avait été revendiqué par l'EI.

Et le 9 mai, au moins 50 personnes dont une majorité de filles, avaient été tuées dans un triple attentat à la bombe contre leur école, non revendiqué à ce jour, dans le principal quartier chiite de Dasht-Bashi à Kaboul.

Selon un rapport des Nations unies le 1er juin à New York, l'EI compterait encore 1.500 à 2.200 combattants, pour la plupart non Afghans, principalement dans l'Est et le nord-Est de l'Afghanistan et au moins 500 autres dans le nord, autour de la grande ville de Mazar-i-Sharif.

Les talibans, dont les pourparlers avec le gouvernement piétinent à Doha, multiplient pour leur part les offensives militaires en province, qui génèrent de nombreux déplacements de civils et sont rendus responsables depuis un an de nombreux assassinats ciblés (journalistes, femmes éduquées, militants des droits de l'homme).