Dix roquettes ont touché mercredi la base aérienne d'Aïn al-Assad, provoquant la mort d'un sous-traitant civil américain. Les Etats-Unis se sont pour l'instant abstenus d'accuser directement une des factions armées irakiennes pro-Iran pour cette attaque, précédée de plusieurs autres avec le même mode opératoire ces dernières semaines.

"Nous encourageons les Irakiens à agir le plus rapidement possible pour enquêter sur l'incident et ils sont en train de le faire", a affirmé M. Austin à la chaîne ABC, en précisant que son pays rassemblait encore des informations sur ses auteurs.

"Mais vous pouvez vous attendre à ce que nous tenions toujours les gens pour responsables de leurs actes", a-t-il ajouté. "Le message pour ceux qui ont commis une telle attaque, c'est attendez-vous à ce que nous fassions le nécessaire pour nous défendre."

"Nous frapperons si nous pensons que c'est ce que nous devons faire, au moment et là où nous choisissons de le faire", a-t-il poursuivi. "Nous exigeons le droit de protéger nos troupes."

La chaîne a demandé au chef du Pentagone si l'Iran avait été informé que des représailles ne signifieraient pas une escalade.

"Je pense que l'Iran est entièrement capable d'évaluer (...) la frappe et nos activités et ils tireront leurs propres conclusions", a répondu M. Austin. "Mais ce qu'ils devraient tirer de ceci, encore une fois, c'est que nous allons défendre nos militaires et que notre réponse sera réfléchie, appropriée. Nous espérons qu'ils feront ce qu'il faut."

Les nouveaux de tirs de roquettes interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l'accord de 2015 censé l'encadrer.