Crise des sous-marins : le Premier ministre australien assure n'avoir jamais menti à Emmanuel Macron

Le Premier ministre australien Scott Morrison a assuré vendredi n'avoir jamais menti dans sa vie publique et a estimé avoir le cuir assez épais pour affronter les accusations de malhonnêteté venant notamment du président français Emmanuel Macron.

Crise des sous-marins : le Premier ministre australien assure n'avoir jamais menti à Emmanuel Macron
©AFP

Interrogé sur le fait d'avoir jamais menti dans la vie publique, M. Morrison a répondu à un journaliste de la radio de Melbourne 3AW: "je ne crois pas avoir (menti), non, non".

M. Macron a récemment accusé le chef du gouvernement australien de lui avoir ouvertement menti au sujet d'un contrat de 55 milliards d'euros portant sur douze sous-marins, abandonné sans avertissement en septembre.

Le président français a découvert au dernier moment que l'Australie avait négocié en secret un accord sur des sous-marins à propulsion nucléaire avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

"Je sais" que Scott Morrison m'a menti, a affirmé M. Macron à des journalistes australiens au début du mois.

Le prédécesseur et rival au sein du Parti libéral de Scott Morrison, Malcolm Turnbull, a alimenté la controverse en assurant que M. Morrison avait la réputation de mentir.

La sincérité du Premier ministre est devenue un sujet de débat majeur sur la scène politique australienne et une faiblesse éventuelle pour M. Morrison qui pourrait briguer un deuxième mandat lors des élections de mai prochain.

Mais M. Morrison a balayé la question: "j'ai appris dans la vie publique, sur une longue période, à ne pas avoir le cuir trop fin".

Le chef du gouvernement assure que ces accusations ne l'ont pas perturbé et qu'il était certain d'avoir pris la bonne décision en rompant l'engagement sur les sous-marins français afin d'assurer la défense nationale de son pays.

"Je n'étais pas impressionné par le fait que cela pouvait déranger certaines personnes et froisser certaines susceptibilités", a-t-il insisté, soulignant que la technologie américaine de sous-marins à propulsion nucléaire n'avait pas été partagée avec un autre pays depuis 1958 et un accord avec le Royaume-Uni.

Sur le même sujet