Nouvelle-Zélande: le tueur de Christchurch fait appel de sa sentence à perpétuité

Brenton Tarrant, le tueur de Christchurch, a assassiné 51 personnes dans deux mosquées néo-zélandaises.

FILE - Australian Brenton Harrison Tarrant, 29, sits in the dock on the final day of his sentencing hearing at the Christchurch High Court after pleading guilty to 51 counts of murder, 40 counts of attempted murder and one count of terrorism in Christchurch, New Zealand, Aug. 27, 2020. New Zealand's Court of Appeal confirmed Tuesday, Nov. 8, 2022, that Tarrant had filed the appeal last week. The court said a hearing date has yet to be set. (John Kirk-Anderson/Pool Photo via AP, File)

Le suprémaciste blanc australien qui a assassiné 51 personnes dans deux mosquées néo-zélandaises en 2019 a fait appel de sa condamnation à une peine de prison à perpétuité, a indiqué mardi à l'AFP une responsable judiciaire.

En mars 2019, Brenton Tarrant a utilisé tout un arsenal d'armes semi-automatiques pour abattre de sang-froid des fidèles assistant à la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch (sud de la Nouvelle-Zélande), diffusant des images de son attaque en direct sur les réseaux sociaux. Ses victimes étaient toutes musulmanes et comprenaient des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Il a été condamné en août 2020 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle --une première en Nouvelle-Zélande-- après avoir plaidé coupable des 51 meurtres, de 40 tentatives de meurtre et d'un acte terroriste.

"Un appel contre les condamnations et la sentence a été déposé", a annoncé mardi Liz Kennedy, une porte-parole du bureau du juge.

Lors de l'énoncé de la sentence, le juge Cameron Mander avait dit prononcer à l'encontre du tueur "la punition la plus sévère possible" pour ses actes "inhumains".

"Vos crimes sont si cruels que même si vous êtes détenu jusqu'à votre mort, cela ne satisfera pas les besoins de sanctions", avait alors affirmé M. Mander.

Tony Ellis, avocat de M. Tarrant, a expliqué que son client affirmait avoir reconnu les faits sous la contrainte et avoir "décidé que la solution la plus simple était de plaider coupable".