La Grande Barrière de corail a vécu au cours de l'été austral qui vient de s'achever son plus grave épisode de blanchissement de coraux, un phénomène dû au réchauffement climatique qui menace la survie même de ce joyau australien classé au Patrimoine mondial, ont annoncé mardi des chercheurs.

Le professeur Terry Hughes, de l'Université James Cook, basée à Townsville, dans l'Etat du Queensland (nord-est) a annoncé au terme d'une vaste étude conduite le mois dernier que l'ensemble qui s'étend sur 2.300 km avait en raison de températures de l'eau records connu un nouvel épisode de blanchissement, le troisième en cinq ans.

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est dû à la hausse de la température de l'eau, celle-ci entraînant l'expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments.

Les récifs peuvent s'en remettre si l'eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

"Nous avons passé en revue 1.036 récifs depuis les airs au cours de la deuxième quinzaine de mars pour mesurer l'importance et la gravité du blanchissement des coraux sur toute la Grande Barrière de corail", a déclaré M. Hughes. "Pour la première fois, des phénomènes graves de blanchissement ont été observés dans les trois grandes régions de la Grande Barrière, le nord, le centre et d'importantes portions du secteur sud."