Les décès d'un homme de 45 ans et d'un bébé de trois mois ont été confirmés et deux autres corps ont été retrouvés, selon la directrice du Bureau de gestion des catastrophes nationale, Vasiti Soko.

Un homme de 70 ans est mort après que le toit de sa maison a été emporté et que des morceaux de bois lui sont tombés sur la tête.

Le bilan pourrait s'alourdir quand le contact avec les zones dévastées sera rétabli.

L'état de catastrophe naturelle a été décrété pour trente jours. Les services d'urgence s'efforcent d'acheminer vivres et vêtements aux zones les plus affectées.

Le cyclone de catégorie 5, la plus élevée, a frappé jeudi soir Vanua Levu, la deuxième plus grande île des Fidji, affectant 90.000 personnes selon le Bureau de gestion des catastrophes nationale.

Sur les 24.000 personnes qui ont dû fuir leur logement pour échapper aux intempéries, 16.113 étaient dans l'incapacité de rentrer.

Un avion de l'armée de l'air néo-zélandaise a survolé la zone samedi pour évaluer les dégâts. Des maisons et des champs ont été détruits par le cyclone qui a endommagé des écoles, provoqué inondations et glissements de terrain.

"Nous avons reçu des photos de l'île de Kia. Nous avons vu une dévastation totale. Cela ressemble à une zone de guerre", a déclaré à l'AFP Shairana Ali, directrice générale de Save the Children Fidji.

"Les maisons ont été détruites, il n'en reste rien. Les gens ont vraiment désespérément besoin d'un abri et de nourriture. Il y a évidemment d'énormes dégâts psychologiques", a-t-elle dit.

L'étendue des dégâts sur les îles Lau, sur la partie orientale de l'archipel, reste inconnue, les communications ayant été coupées pendant la tempête.

La priorité est maintenant de rétablir les infrastructures critiques, les communications et assurer la sécurité des habitants, selon Mme Soko, qui évalue les dégâts à des "centaines de millions de dollars".

"Il y avait des villages qui ont été totalement anéantis par l'onde de tempête et les seuls vêtements (que les villageois ont) sont ceux qu'ils portent sur le dos", a déclaré à l'AFP le responsable des opérations de la Croix-Rouge aux Fidji Maciu Nokelvu. "Nous fournissons des abris temporaires avec des bâches et des vêtements secs", indique-t-il.