La Commission européenne a recommandé mercredi l'ouverture de négociations avec la Nouvelle-Zélande pour que ce pays, théâtre du massacre de Christchurch en mars dernier, devienne un partenaire prioritaire d'Europol - l'agence européenne de police criminelle - dans l'échange de données à caractère personnel.

Des négociations similaires sont déjà en cours avec huit pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Turquie).

La Nouvelle-Zélande s'ajoute donc à cette liste de pays prioritaires. "Nos plus proches alliés, certains de nos plus proches partenaires, peuvent être assez éloignés" géographiquement, a commenté le commissaire européen à l'Union de la sécurité, Julian King.

Ce genre d'accord doit aussi prévoir des garanties de protection des données et de la vie privée ainsi que des libertés et des droits fondamentaux, note l'exécutif européen.

Le 15 mars dernier, un suprémaciste blanc a perpétré un attentat dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, faisant 51 morts et une cinquantaine de blessés.

A la suite de ce massacre, que le terroriste avait retransmis en direct sur Facebook, les autorités avaient lancé "l'appel de Christchurch" pour supprimer les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne. En septembre, Facebook et ses partenaires ont annoncé avoir mis sur pied une nouvelle stratégie.