Grâce à un testing massif et une gestion irréprochable de la crise par la Première ministre Jacinda Ardern, la Nouvelle-Zélande a été presque totalement épargnée par la pandémie mondiale de coronavirus.

Pendant plus de trois mois, les "kiwis" ont mené une existence paisible, isolés de la tempête "Covid-19" qui faisait rage sur le reste du globe. Le pays n'avait en effet plus enregistré un seul cas depuis le 1er mai dernier.

Mais ce mardi, quatre membres de la même famille résidant à Auckland ont été testés positifs au virus, mettant fin à l'immunité de l'île. L'annonce a fait l'effet d'une bombe dans les rangs politiques: Jacinda Ardern a alors convoqué une conférence de presse dans l'urgence, et ordonné le reconfinement des 1,5 million d'habitants d'Auckland, la plus grande ville du pays, pour une durée de trois jours.

Ce mercredi, c'est quatre nouveaux cas, bien que probables et pas encore confirmés, qui ont été annoncés, entraînant la Première ministre à réfléchir à un report des élections fédérales initialement prévues le 19 septembre prochain. "Il est à ce stade trop tôt pour prendre une décision mais cela donne de la souplesse, si nécessaire", a-t-elle déclaré.

La Nouvelle-Zélande avait été érigée en modèle de gestion de la crise sanitaire par l'Organisation Mondiale de la Santé le mois dernier, et louée pour ses actions "rapides et radicales" pour combattre le Covid-19.