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On évoque une nouvelle fois la mort de ben Laden

Belga

Publié le - Mis à jour le

Les services de renseignement saoudiens sont convaincus qu'Oussama ben Laden est mort, selon une note confidentielle de leurs homologues français révélée samedi par un quotidien français, mais ce décès, déjà maintes fois annoncé par le passé, n'a pas été confirmé samedi. Cette mort "n'est en rien confirmée", a déclaré à la presse le président français Jacques Chirac, tout en authentifiant indirectement la note des services secrets français (DGSE), puisqu'il s'est dit "surpris" de sa publication dans la presse.

Dans un bref communiqué, le ministère de la Défense a lui aussi précisé que ces informations "ne peuvent être confirmées", tout en ajoutant que la ministre Michèle Alliot-Marie a "demandé qu'une enquête soit diligentée pour déterminer l'origine de cette fuite, susceptible de constituer un délit passible de sanctions pénales". Mme Alliot-Marie a, elle, dit "regretter" la publication d'une telle note. Datée du 21 septembre, cette note confidentielle de la DGSE affirme que les renseignements saoudiens ont "acquis la conviction qu'Oussama ben Laden est mort" de la typhoïde, selon le quotidien régional L'Est Républicain.

Aucune source officielle, à Ryad, Paris ou Washington, ne confirmait le décès du chef islamiste d'origine saoudienne, l'homme le plus recherché de la planète pour être l'instigateur déclaré des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait quelque 3.000 morts aux Etats-Unis. Selon cette note, "les éléments recueillis par les Saoudiens indiquent que le chef d'Al Qaïda aurait été victime, alors qu'il se trouvait au Pakistan le 23 août 2006, d'une très forte crise de typhoïde ayant entraîné une paralysie partielle de ses membres inférieurs".

"Son isolement géographique provoqué par une fuite permanente aurait rendu impossible toute assistance médicale (et), le 4 septembre 2006, les services saoudiens de sécurité ont recueilli les premiers renseignements faisant état de son décès", toujours selon cette note. La DGSE précise que les Saoudiens "attendraient d'obtenir davantage de détails et, notamment, le lieu exact de son inhumation, pour annoncer officiellement la nouvelle".

Cette information sur la mort de ben Laden était jugée samedi peu fiable par des sources au Pakistan et en Europe suivant de près les activités d'Al-Qaïda, contactées par l'AFP. D'autant que ce décès a déjà été annoncé, à tort, à maintes occasions.

En janvier 2002, le président pakistanais Pervez Musharraf estimait que l'islamiste serait mort de déficience rénale, puis en juillet Dale Watson, le chef du FBI américain, pensait qu'il n'était "probablement plus de ce monde". En décembre, c'était au tour du chef de la diplomatie pakistanaise, Khurshid Kasuri, d'affirmer qu'il avait succombé, cette fois-ci à la suite d'opérations militaires américaines. Pourtant, en septembre 2003, la chaîne satellitaire Al-Jazira diffusait une vidéo, remontant à avril-mai, montrant Ben Laden et son numéro 2 marchant dans la montagne. En octobre 2004, la même chaîne montrait une nouvelle vidéo de l'islamiste.

En septembre 2005, un officier américain affirmait que Ben Laden était malade et tentait de se faire soigner, mais à deux reprises cette année, en janvier puis en mai, via des cassettes audio, l'islamiste a repris la parole. Il a été ou reste l'ennemi numéro un des Etats-Unis, comme l'a rappelé le président George W. Bush, promettant, pour le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre, de le capturer "peu importe le temps que cela prendra"

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