Le primat de Belgique intervient deux fois au synode. Lors de la première prise de parole, il a souligné qu’"un des freins à l’évangélisation est la réalité du mal". Et de se demander comment mettre ensemble l’existence de Dieu et celle du mal. "Même saint Thomas et le Catéchisme sont tiraillés entre deux tendances. Celle qui voit dans le mal un drame lié à l’inévitable finitude des créatures. Mais comment échapper au mal dans la vie éternelle, puisque nous demeurerons des créatures finies ? L’autre qui voit dans le tragique de ce monde un état contingent de la création qui ne correspond plus à l’acte créateur." Voilà un grand défi pour la sagesse chrétienne Puis l’archevêque a rendu hommage aux femmes engagées dans l’Eglise sans toutefois changer d’un iota sa position sur leur accession au sacerdoce.

"Deux tiers des effectifs sont des femmes. Beaucoup, cependant, se sentent discriminées. Il est temps de dire clairement que, si l’Eglise n’ordonne pas de femmes prêtres, ce n’est pas parce qu’elles seraient moins capables ou moins dignes ! Au contraire ! C’est uniquement parce que le prêtre n’est pas seulement "un ministre du culte" mais un représentant du Christ Epoux venu épouser l’humanité." Rendons grâce pour la qualité et la spécificité de l’apport massif des femmes à l’évangélisation !"

C. Le