Annoncée il y a quelques mois par la presse helvétique sur base d’une décision prise par le Conseil National, une des deux Chambres du Parlement (et répercutée sur ce blog…), la vignette à 100 FS (81 euros) vient d’être rejetée à 62% par le peuple suisse. Raison invoquée par le lobby automobile et soutenue par les citoyens: le trafic routier ne récupère qu’un tiers des 9 milliards de francs qu’il génère et l’argent payé par les usagers doit aller aux infrastructures. En fait, au-delà d’une augmentation brutale de 40 à 100 FS prévue en 2015, le contribuable suisse réclame plus de transparence dans l’affectation des impôts et un financement équitable des transports liés à une automobile aux allures de vache à lait.

Voilà une décision qui prête aussi à réflexion en Belgique où le secteur automobile se plaint régulièrement de l’usage fait des taxes qu’il génère. Ce à quoi ses opposants répondent qu’il faut intégrer le coût global de l’automobile, y compris ses répercussions sur l’environnement, la santé et la sécurité sociale.

Beau débat sur l’usage des deniers publics au moment où l’automobile est régulièrement mise sur la sellette pour des raisons variées (mobilité, qualité de la vie urbaine, santé…), tandis que ses utilisateurs se plaignent de l’état lamentable du réseau routier et du retard pris dans le développement d’alternatives.

Dans l’immédiat, la Confédération et les cantons vont devoir trouver d’autres sources de financement.