La police française a annoncé avoir place en garde à vue deux personnes dans le cadre du meurtre de deux policiers en France. Ces personnes seraient deux membres de l'entourage du tueur qui avait été mis sous écoutes judiciaires récemment.

L'homme de 25 ans abattu après avoir tué un couple de policiers à Magnanville, en France, a diffusé en direct une vidéo de son attaque sur Facebook, d'après le journaliste David Thomson , spécialiste du djihadisme.

Le tueur a aussi posté une message de revendication dans lequel il "appelle à tuer les policiers, les gardiens de prisons, les journalistes, les rappeurs", toujours selon le journaliste, qui a relayé ses informations sur Twitter.

© David Thomson





Son compte Facebook a depuis lors été suspendu.


L'assaillant avait prêté allégeance au chef de l'EI et disposait d'une "liste de cibles"

En assassinant un policier français et sa femme, Larossi Abbala, jeune homme de 25 ans déjà condamné pour participation à une filière djihadiste, a suivi à la lettre les consignes du groupe Etat islamique, qui place les forces de l'ordre occidentales en tête de liste de ses cibles. Le porte-parole officiel de l'organisation, le syrien Abou Mohammed Al-Adnani, ne cesse d'exhorter ses partisans à passer à l'action dans leurs pays d'origine contre les policiers et militaires des pays de la coalition engagés dans la lutte contre l'organisation, en Syrie et en Irak. Trois semaines avant les faits, l'auteur avait d'ailleurs prêté allégeance au chef de l'EI.

Il avait également en sa possession une "liste de cibles", a annoncé mardi le procureur de Paris François Molins. Au cours de négociations avec les policiers, "le tueur a indiqué être musulman pratiquant, faire le ramadan et a précisé qu'il avait prêté allégeance trois semaines plus tôt au commandeur des croyants de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi", a expliqué M. Molins à la presse. L'assaillant connaissait la qualité de policier de la victime et a expliqué avoir répondu à un appel du chef de l'EI "demandant, de +tuer des mécréants, chez eux avec leur famille+", a ajouté le procureur.

Sept policiers et militaires ont perdu la vie dans des attaques islamistes en France depuis quatre ans.