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Téhéran a réagi lundi soir aux nouvelles sanctions imposées par Washington contre la République islamique en représailles à la perte d'un drone abattu par l'Iran, en affirmant que l'armée américaine n'avait "rien à faire dans le Golfe".

Le président américain Donald Trump "a raison à 100% sur le fait que l'armée américaine n'a rien à faire dans le golfe Persique", écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, sur Twitter.

"Le retrait de ses forces est parfaitement conforme aux intérêts des Etats-Unis et du monde", ajoute M. Zarif, qui, selon Washington, doit lui même être personnellement visé cette semaine par de nouvelles sanctions américaines.

Plus tôt lundi, M. Trump avait appelé les pays importateurs de pétrole à "protéger leurs propres navires", après une série d'incidents dans le Golfe ou en mer d'Oman imputés par Washington à Téhéran, qui a démenti toute implication .

"91% des importations chinoises de pétrole passent par le détroit d'Ormuz, 62% pour le Japon, et c'est pareil pour nombre d'autres pays", a tweeté M. Trump, ajoutant : "Pourquoi protégeons-nous ces voies de navigation (depuis de longues années) pour d'autres pays sans la moindre compensation".

Le président américain a ensuite annoncé lundi de "dures" sanctions contre le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts gradés des Gardiens de la Révolution, frappant la tête de la République islamique pour faire encore monter la pression sur Téhéran.

Pour M. Zarif, "il est maintenant clair que la [bande à Bolton] ne se préoccupe pas des intérêts américains" : "ils méprisent la diplomatie et ont soif de guerre", écrit-il sur Twitter.

M. Zarif use du terme "B team" en anglais pour qualifier l'équipe formée selon lui par le conseiller à la sécurité nationale américaine John Bolton, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ainsi que les prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et son homologue d'Abou Dhabi, Mohammad ben Zayed, tous partisans d'une ligne dure contre l'Iran.

M. Zarif accuse les quatre hommes d'être les éminences grises soufflant à M. Trump ses décisions vis-à-vis de l'Iran.

© AFP