Les assos' en prennent donc un fameux coup selon ce sondage OpinionWay commandé par la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme). Et pourtant, le racisme est toujours considéré comme "un danger" pour près de trois quarts des Français. 

Mais dans le même temps, les Gaulois se désintéressent en masse du rôle de "SOS Racisme" et co (pour 86% des sondés), ou disent "mal le connaître" à 74%. D'autre part, une majorité (61%) estime qu'il est plus difficile d'être musulman qu'il y a 30 ans . Mais par contre, pour les personnes interviewées, il semble plus aisé d'être Noir aujourd'hui (61%), juif (70%) ou d'origine asiatique (79%).

Interrogé par Le Nouvel Observateur, Alain Jakubowicz, le président de la Licra, a une explication de ce coup de pied aux fesses qu’assène cette enquête. "Les associations ont commis des erreurs, en restant bloquées sur la grille de lecture des années 80, où le racisme était substantiellement blanc, d'extrême droite et souvent chrétien" (...). "Désormais, les racistes et les antisémites ont changé sur le fond" (nouvel antisémitisme né dans les quartiers) et la forme (propagation des messages sur internet). Les associations souffrent également de la crise du militantisme, et du repli de la société sur elle-même."