Le favori de la primaire de la droite française, l'ex-Premier ministre Alain Juppé, était raillé sur les réseaux sociaux lundi pour une référence à une enseigne disparue... il y a 14 ans.

Concernant un revenu universel, de plus en plus évoqué dans le débat politique français, Alain Juppé, 71 ans, s'est interrogé dimanche sur ses éventuels bénéficiaires: "Est-ce que tout le monde va le toucher, de Mme (Liliane) Bettencourt" héritière milliardaire du groupe de cosmétiques L'Oréal, "jusqu'à la vendeuse de Prisunic?".

Or l'enseigne Prisunic, supermarchés installés en centre-ville, n'existe plus depuis 2002.

"Alain Juppé fait ses courses dans le passé", Juppé "candidat vintage"..., commentaient lundi des twittos. De nombreux traits d'humour faisaient aussi référence aux anciens francs français et au minitel, un type de terminal informatique exploité en France à partir des années 80 mais supplanté par l'internet.

Alain Juppé a répondu en ironisant sur la radio RTL : "Je bats ma coulpe ; j'ai fait une énorme connerie. C'est épouvantable ; ça disqualifie ma candidature".

Mais il a aussi tenu à "rassurer tout à fait", affirmant "vivre dans le monde réel" : "je fais mes courses moi-même à Bordeaux", ville du sud-ouest dont il est maire, a-t-il dit, en énumérant d'autres enseignes. Et "je fais la queue dans ces différents magasins", a-t-il assuré.

Sur Twitter, de nombreux microblogueurs avaient dénoncé une classe politique "hors sol", coupée du "réel", en faisant un parallèle avec un récent faux pas d'un autre candidat à la primaire, l'ancien ministre du Budget Jean-François Copé.

Ce dernier avait admis ne pas savoir combien coûte un pain au chocolat, avançant l'estimation fantaisiste de "10 ou 15 centimes", soit dix fois moins que le prix réel.

Alain Juppé, favori de la droite modérée et du centre, reste en tête des intentions de vote devant l'ancien président Nicolas Sarkozy, qui fait campagne à droite toute. Il est néanmoins en baisse à moins d'une semaine du premier tour de la primaire de la droite, selon deux sondages publiés lundi qui notent la forte progression d'un autre Premier ministre, François Fillon, à la 3e place.